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mes débuts

Je crois que ça n'a jamais été une envie personnelle de jouer au football, mais plus une intuition de naissance. C'est quelque chose qui m'est venu dans la tête du jour au lendemain et au fil des années, je me suis rendu compte que j'avais les capacités pour jouer au foot.

Je ne peux pas savoir exactement quand j'ai débuté. Si on parle de début, en Afrique en général, on n'a pas vraiment de date précise de ses débuts parce qu'on commence a jouer dans les quartiers, dans les bidonvilles, dans les campagnes, les matchs entre copains et ceci jusqu'au moment où on se rend compte qu'on est apprécié au niveau international.

Côté club, j'ai commencé dans le nord du Cameroun dans une équipe qui s'appelle l'Union de Garoa dans laquelle je me suis fait de l'argent de poche. Ensuite, je suis revenu sur Yaoundé pour jouer dans le Fogape puis enfin le Canon de Yaoundé. Après la Coupe du Monde 1994, j'ai quitté le Cameroun pour l'Europe.

Le racing club de Lens

Je connaissais déjà la France par des multiples passages car j'y avais passé des vacances mais aussi par l'intermédiaire de l'équipe nationale, pour des compétitions comme la Coupe du Monde Junior ou Cadet on faisait souvent des stages de préparation en France. Et également nous avons fait un satge avant la Coupe du Monde à Clairefontaine. Je connaissais également la France grâce à mes aînés Camerounais qui y jouaient. L'accueil a été bien plus sympa que ce que je pensais. Je m'attendais à avoir qulques difficultés d'adaptation, mais j'ai trouvé des grands frères comme Roger Boli, Joël Tiéhi, Jean-Marc Adjovi-Boco, Oman-Beyic ou encore Jean-Guy Wallemme. Ils ont essayé de m'intégré comme il faillait et je n'ai pas vraiment eu de mal.

J'avais pas mal de contacts avec Auxerre, des clubs Belges, des clubs Suisses et mêmes des clubs Français. J'avais trouvé auparavant un accord avec Auxerre mais ça ne m'avait pas plu, parce qu'ils ne m'ont proposé qu'un contrat de stagiaire pro alors que moi je voulais signer pro dès la première année. Jean-Luc Lamarche (ndlr. alors directeur sportif de Lens) est directement venu me chercher au Cameroun, ça m'a fait très plaisir. Durant les négociations, je me suis rendu compte que Lens était le club le plus sérieux. J'ai donc accepté leur proposition d'autant plus qu'il y avait déjà un grand frère là-bas en la personne de François Oman-Beyic. ça m'a beaucoup motivé, et avec son appui je suis venu à Lens.

Les quatre années passées à Lens restent des souvenirs inoubliables. Pour le moment ce sont mes meilleurs moments passés dans le football. C'est un club qui m'a beaucoup marqué dans ma vie, beaucoup appris, et qui a je vais dire révélé mon talent et mon niveau professionnel. Donc ce sont toutes ces années passées à Lens qui m'ont laissé un souvenir agréable, et qui m'ont permis de sortir de ce club sur une bonne note.

J'ai encore de très bons contacts avec les anciens joueurs, le Président Martel et les entraîneurs que j'ai connu là-bas. ça a été vraiment un bon souvenir.

West-Ham

C'était une période ou j'avais besoin de sortir la tête de l'eau parce que je revenais d'une fracture du péroné, une blessure qui m'a privé la Coupe du Monde et qui m'a empêché d'aller, mais au delà de cet aspect négatif de la chose, c'est une période qui m'a beaucoup fortifié le moral. Aujourd'hui, je pense que mon parcours en Angleterre a été une façon pour moi de me redonner le moral, une certaine énergie, en me disant tu es encore capable de faire beaucoup de choses malgré la déception.

et Lyon...

Ca a été très vite. Au début, je devais aller à Paris, Jean-Luc Lamarche, qui était au PSG, avait tout fait pour que j'y aille. Mais j'ai discuté avec le Président Aulas qui m'a fait part de ses ambitions, de ses motivations. Ca convenait également à ce que moi j'avais dans ma tête. J'ai donc pensé que Lyon serait mieux pour moi au niveau sportif mais aussi pour la vie familiale car ma femme ne voulait pas aller à Paris.